Révélations : Toute la vérité sur la disparition de Moïse Tshombe

Nous recevons régulièrement des courriers de personnes anonymes sur des révélations de l’histoire Congolaise. Nous avons décidé de vous partager la révélation et toute la vérité sur la disparition de Moïse Tshombe.


 

Le 29 Juin 1969, Moise Kapend Tshombe meurt d’une crise cardiaque dans une prison algérienne sous le régime socialiste de Houari Boumediene, cette mort suspecte reste un mystère jusqu’à ces jours, mais avant de décortiquer l’enlèvement et ses acrobaties, voici un bref rappel de qui était réellement Tshombe.

Moise Kapend Tshombe né le 10 Novembre 1919, est un homme politique congolais issue de la region de Katanga. Elu president sécessioniste du Katanga le 11 Juillet 1963 au 15 Janvier 1964 avant de s’exiler en Espagne via la Zambie, ensuite en 1964, il retourne au congo pour participer à un gouvernement de coalition en étant Premier ministre. Un an plutard il est demi de ses fonctions et s’exile encore en Espagne.

En Novembre 1965, Mobutu s’empare du pouvoir et trouve que Tshombe en exil est un adversaire nuisant. Au mois de Mars 1967, lors du proces Thipola, Tshombe est aussi condamné à mort par contumace pour haute trahison et c’est à ce moment que les machines “mobutistes” se mettent en marche afin d’organiser un enlèvement.

L’enlèvement de Tshombe.

La condamnation par contumace pour haute trahison de Moise Tshombe par Mobutu ne l’empêche pas de continuer à comploter pour revenir au Congo. C’est alors le début de la lutte à mort entre Mobutu et Tshombe. La CIA et les services secrets français (SDECE) sont derrière Mobutu. Tshombe est au courant et il sait parfaitement bien qu’au cas ou il est capturé, il sera immédiatement mis mort .

Premier tentative de capture.

Mobutu envoie en Espagne des commandos charges de l’assassiner, mais Tshombe est protégé par ses hommes et aussi par la police franquiste donc la tentative échoue.

Seconde tentative d’ enlèvement.

Cette fois ca sera la bonne, car il a fallu beaucoup d’astuces et de temps pour l’approcher, puis gagner sa confiance. C’est cet homme Francis Bodenan, un malfrat connu par tous les services secrets occidentaux, un ancien croupier et un assassin qui fricote assez souvent avec les services secret entre en jeu en vue de l’enlèvement de Tshombe.

Comment cela s’est déroulé ? Francis Bodenan tisse sa toile patiemment, il se crée une vie d’homme d’affaires et voyage beaucoup en Afrique. Son objectif c’est bien entendu Tshombe. Il prend contact avec un nommé Charles Sigal, un avocat d’affaires bruxellois. Il se présente comme étant le fonde du pouvoir d’une société Suisse, la SEDEFI; une holding dont le PDG est un riche Américain. Bodenan dit à l’avocat que la SEDEFI veut créer une société européenne de financement et qu’il a besoin de ses services pour rédiger ses statuts. Sigal est intéressé et apprécie le sérieux de son interlocuteur et client. L’avocat se félicite de cette rencontre tombée du ciel. Il ne se méfie à aucun moment, car l’homme Bodenan a des relations solides, des projets immobiliers importants en Espagne ou il semble bien introduit dans les milieux gouvernementaux. L’affaire parait saine. Bodenan lui explique encore sur un nouveau projet. Sa société, la SEDEFI veut créer un vaste mouvement panafricain, une organisation apolitique dont l’objectif est de pacifier l’Afrique et d’encourager son développement tant économique que moral en favorisant l’entraide et la fraternité. Bizarre, ou même utopique? Pas tant que cela, Francis ne cache pas à l’avocat qu’il ne s’agit pas seulement de philanthropie. En effet précise t-il, si ce mouvement parvenait a ses fins, nul doute que les financiers internationaux s’intéresseraient enfin a l’Afrique et y investiraient des sommes colossales. C’est un langage qu’un avocat d’affaires peut facilement comprendre! Enfin Bodenan pousse son dernier pion: À la tête d’un mouvement aussi ambitieux, il faudrait une personnalité africaine de premier plan. Bodenan malin et habile, laisse Charles Sigal penser lui-meme à Moise Tshombe. C’est astucieux mais encore faut-il que Sigal soit en mesure d’approcher Tshombe. Or, si l’avocat n’est pas en relation directe avec Tshombe, c’est plutôt l’un de ses amis, qui le connait très bien! Il est évident que si Bodenan a choisi Sigal , c’est parce qu’il le savait très lié a ce proche de Tshombe. Ce proche est un certain Marcel Hambursin, un Belge financier et Conseiller influent de Tshombe qui va jouer un role considérable. C’est lui qui va mettre en contact l’ancien dirigeant Katangais et Bodenan. D’emblée Tshombe est séduit. Il faut dire que Hambursin a su trouver les mots qui touchent. Il a affirmé à Tshombe qu’une somme importante dont plusieurs millions de dollars seraient mis IMMEDIATEMENT a la disposition du mouvement dès sa création officielle, une somme que Tshombe sera charge de repartir… Donc un rendez-vous est pris entre Tshombe et Bodenan.

Ils se rencontrent en Espagne ou Tshombe se sent en sécurité. Ils se voient et discutent. Et très vite les deux hommes tombent d’accord. Tshombe, sans doute , aveuglé par l’importance des sommes en jeu, n’a fait aucune recherche sur le passé de Bodenan , qui est un véritable malfrat de haut niveau, condamné plusieurs fois pour meurtre et d’escroquerie en France et en Belgique. Mais Tshombe ayant confiance en son ami Hambursin ne se pose pas de questions, en plus Charles Sigal est un avocat honorablement connu à Bruxelles.

Bodenan ruse pour revoir Tshombe , le traite de façon somptueuse et la machination est en effet mise en marche, il abat sa dernière carte. L’accord est sur point d’être signe, les dirigeants de la SEDEFI, le patron américain et les deux banquiers suisses vont incessamment se déplacer à Madrid afin de rencontrer Tshombe. Toujours pas de moindre soupçon chez Moise.

Sûr de son affaire, il attend tranquillement que ces Banquiers viennent à lui. Rendez-vous est pris pour la signature dans le grand hôtel de la capitale Espagnole. Toutefois il y a un léger contretemps : les dirigeants de SEDEFI ont été retardés. Un ennui de dernière minute, qui en aucun cas, ne remet en cause les accords passés. Bodenan est désolé pour le retard, mais il est prêt à faire n’importe quoi pour excuser le retard de ses patrons et faire plaisir à Moise. C’est à ce moment qu’il propose une excursion à Ibiza, une ville espagnole, en attendant une journée de plaisir avant de passer aux choses sérieuses. Justement Bodenan a loue un avion privé, un Jet…le piège peut paraitre grossier? Tshombe, lui, n’y voit pas malice! Alors les carottes sont cuites.

Le 30 Juin 1967, on monte joyeusement dans l’avion, il y a là, à part Bodenan et Tshombe, les deux flics espagnols, gardes du corps du leader congolais, Marcel Hambursin, l’avocat Charles Sigal et son épouse. Tout se déroule comme l’a prévu Bodenan.

Au milieu de vol Bodenan sort soudain une arme. Il hurle: «  Je suis un agent secret » et il met en joue les passagers et les 2 pilotes. Il ordonne à ces derniers de mettre le cap sur l’Algérie. Une demi-heure plus tard l’avion se pose sur un aérodrome militaire algérien. Pourquoi l’Algérie? Parce-que l’Algérie du président socialiste Houari Boumediene considère Moise Tshombe comme l’incarnation du néo-colonialisme, l’assassin de Patrice Lumumba donc le diable en puissance. Et dans ce cas il ne peut s’attendre a aucune clémence de la part du colonel Boumediene.

Mais, selon les règles juridiques internationales, l’Algérie n’est pas habilité a juger Tshombe sur son sol, mais elle peut au moins l’extrader en direction du Congo ou le président Mobutu dès l’annonce de l’enlèvement réclame officiellement son extradition.

A la surprise générale, le Président algérien refuse l’extradition de Tshombe en dépit de la décision de la cour suprême algérienne qui a donne le feu vert. Ce qu’il s’est passé exactement est un des mystères de cette affaire, y a t-il une négociation secrète antre Boumediene et Mobutu, négociation qui aurait échoué? Mais toujours est-il que le 29 Juin 1969, Moise Kapend Tshombe meurt soit disant d’une crise cardiaque dans sa cellule algérienne.

Quant a Francis Bodenan il finira par être arrêté et condamne à 20 ans de prison par des juges espagnols. Plus tard dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique Bodenan affirmera qu’il a agi sur ordre de Mungul Diaka ancien Ambassadeur congolais à Bruxelles.

Par Al Grand pretre.

 

 

 

 

 

 

 

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